Une histoire et un savoir-faire
La genèse
Lorsque Henri Androuet, qui a débuté comme colporteur, a l’idée en 1909 de faire goûter les fromages de toutes les régions de France à des parisiens ignorant la richesse fromagère de leur pays, l’histoire de la maison commence.
Henri Androuet se met à son compte et ouvre l’année suivante une crémerie située rue d’Amsterdam. La maison Androuët est née, et avec elle l’affinage comme principe de production. Après la tourmente de la Grande Guerre, il développe son « affaire », continuant d’affiner et d’élever les fromages disponibles sur le marché. La banalité des produits distribués alors incite Henri Androuet à en rechercher de nouveaux jusqu’à aller à la rencontre des producteurs pour s’en procurer. Cette quête à travers l’Hexagone, à une époque où les chemins de campagne n’étaient pas encore goudronnés, lui permet d’acquérir une connaissance profonde et inédite des fromages de France, des lieux où ils sont fabriqués et des hommes qui les produisent.
Aujourd’hui, la Maison Androuët perpétue cet esprit de dénicheur de talents initié par Henri. Transmise de génération en génération, elle continue de parcourir la France à la recherche des meilleurs producteurs et des fromages d’exception, souvent méconnus. Avec ses caves d’affinage et son exigence intacte, elle reste l’une des adresses les plus respectées de la gastronomie française, fidèle à sa mission : faire découvrir le meilleur du terroir aux amoureux du fromage.
Emerveillement
Notre mission est d’apporter de la joie et de la convivialité, à travers des fromages de terroir, aussi surprenant qu’authentique. Entre innovation et tradition, nous soulignons l’excellence de la filière fromagère.
Authenticité
Nous favorisons les petits producteurs, le lait cru, le goût unique des produits fermiers. Nous recherchons des produits incarnés par la paysannerie et par nos collaborateurs. Cela, au service du goût !
Transmission
Nous transmettons notre savoir et nos gestes à la génération suivante. Nous voulons que notre métier perdure, parce qu’il est le fer de lance d’une belle filière. Travailler chez Androuet, c’est recevoir cet héritage comme un trésor à protéger.
Indépendance familiale
Nous sommes un groupe à taille humaine, indépendant de toute institution financière, avec une logique de développement de “bon père de famille”. Cette indépendance nous permet de construire sur le temps long des partenariats avec les meilleurs producteurs fromagers.
Une maison qui s’inscrit dans le temps long
En 1909, Henri Androuet déménage à Paris comme colporteur. Henri Androuët se met à son compte et ouvre une crémerie située rue d’Amsterdam. La maison Androuët est née, et avec elle l’affinage comme vision.
Après la tourmente de la Grande Guerre, il développe son « affaire », continuant d’affiner et d’élever les fromages disponibles sur le marché. La banalité des produits distribués alors incite Henri Androuët à en rechercher de nouveaux jusqu’à aller à la rencontre des producteurs pour s’en procurer. Cette quête à travers l’Hexagone, à une époque où les chemins de campagne n’étaient pas encore goudronnés, lui permet d’acquérir une connaissance profonde et inédite des fromages de France, des lieux où ils sont fabriqués et des hommes qui les produisent.
Au milieu des années 20, la notoriété de la maison Androuët, qui propose alors plus de cent fromages, est telle que Henri Androuët ouvre une cave de dégustation qui devient le rendez-vous de tous les amateurs de fromage.
Rapidement, il reprend la boutique de Mr Barrière et commence à vendre des fromages de qualité.
Blessé lors de la guerre de 14-18, il revient vivant et profite de l’après-guerre pour voyager dans toute la France, pour découvrir des fromages de qualité.
Les fromages voyagent mal : il comprend alors quelque chose d’essentiel. Il faut acheter les fromages jeunes pour les affiner soi-même, afin de contrôler la qualité.
En 1934, le restaurant Androuet ouvre et voit le tout Paris accourir à ses portes.Il devient une icône de la gastronomie parisienne.
Au début des années 30, son fils Pierre choisit entre des études d’architecture et la succession de l’affaire familiale. La passion l’emporte.
Le succès est immédiat et le restaurant gastronomique Androuët devient une institution. Reprenant le flambeau, Pierre Androuët sillonne les routes à son tour cherchant toujours à se fournir le plus possible directement auprès des producteurs de fromage. Avec une âme de chercheur d’or, la prospection continue. Parallèlement, la superficie de la cave est développée. On y parfait les techniques d’affinage qui sont désormais, avec le restaurant, les lettres de noblesse de la maison.
Au début des années 50, Henri et Pierre Androuët sont considérés comme les maîtres fromagers les plus réputés de France et du monde. Maintenant ses exigences de qualité au plus haut niveau, Pierre Androuët, ambassadeur incontestable de la fromagerie française, n’a pas hésité à parcourir le monde pour apprendre, connaître et recenser les techniques de fabrication et les spécialités, au point de devenir une véritable encyclopédie vivante du fromage.
L’originalité et le savoir-faire Androuët ne tardèrent pas à attirer des clients prestigieux venus goûter et apprécier à côté de Monsieur-tout-le-monde une nouvelle façon d’aborder les fromages. De Colette aux pères d’Astérix, en passant par Jean Gabin et Orson Wells, ou encore Toshiro Mifune et Ernest Hemingway, les grands noms de l’actualité et des arts firent honneur à la maison. Jusqu’à La Callas, grande fanatique des fromages, qui chaque fois se rendait en cuisine pour se concocter elle-même des œufs brouillés avec le fromage de son choix.
En 1995, la maison quitte le giron familial.
Depuis 2005 : la maison Androuet est reprise et animée par Stéphane Blohorn
Stéphane Blohorn a été intronisé le 28 février 2006 « Garde et Juré » de la Confrérie de Saint-Uguzon au sein de la Guilde des Fromagers. Le 6 octobre 2008, il est élevé « Maître Fromager » au sommet du Mont d’Or dans le Jura. Depuis 2005,il continue l’œuvre qui a fait la renommée de la maison Androuët dans l’univers fascinant des fromages et perpétue ainsi une grande tradition française de l’excellence. En Juin 2008, il est auditionné par le Sénat où il défend le fromage comme « patrimoine vivant » à l’occasion de la démarche d’inscription du « repas gastronomique français » à l’UNESCO (inscription définitivement adoptée le 19 Novembre 2010).
Stéphane Blohorn aime à faire partager son rêve, à favoriser la qualité et la diversité des fromages pour que la richesse gastronomique de nos régions soit transmise aux nouvelles générations. Une démarche qui veut avant tout valoriser les hommes et leurs terroirs.
Elle poursuit aujourd’hui son développement et compte 12 magasins, dont 3 à l’international.
En 2017, afin de consolider son expertise et sa spécificité, la maison Androuet investit dans un magnifique site de 250m2 à Levallois. Chacune des 5 caves permet d’affiner une famille de fromages différente, en fonction de la température, de l’humidité et de la flore.
L’affinage est l’étape essentielle pour porter un fromage à sa maturation optimale afin qu’il exprime pleinement tous ses arômes. Véritable jeu de patience, affiner nécessite une surveillance constante et un environnement adapté. Toute la noblesse de ce métier est d’élever le fromage.
Devenir fromager affineur est un travail d’artiste qui donne une dimension personnelle forte au fromage. Un véritable compagnonnage nait entre le produit et l’homme : début d’une grande passion.
« Un dîner qui se termine sans fromage est comme une belle femme qui n’a qu’un œil. »
— Jean-Anthelme Brillat-Savarin
